Eskell an Elorn

Landerneau

Finistère

1ère catégorie

 

 

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Historique

En 1987, le cercle celtique de Landerneau voit le jour lors du premier festival Kan al Loar. En 1993, l'association Eskell an Elorn est créer, qui signifie "les ailes de l'Elorn", allusion faite aux châles que les danseuses déploient comme des ailes au bord de la rivière Elorn qui traverse la ville de Landerneau. En 1996, c'est l'affiliation à Kendalc'h. Puis tout s'accélère, en 3 ans, le nombre d'adhérents augmente considérablement, le cercle évolue : Des nouveaux danseurs, des nouveaux musiciens, des nouvelles chorégraphies,… Il passe ainsi de la 4ème à la 2ème catégorie ! En ce début du 3ème millénaire, l'association n'a jamais été si imposante! En 2006, le Cercle atteint la première catégorie.... Aujourd'hui il compte 250 adhérents, 8 cours de danses, 7 enseignants diplômés, du matériel audio et vidéo, initiation aux chants à danser, formation musicale imposante, 30 enfants…Le groupe fait preuve d'une belle vitalité et une organisation de plus en plus structurées : CA d'une vingtaine de membres, bureau dynamique, organisation évènements annuels, dizaine de cours de danses hebdomadaires, commissions costume et chorégraphique, formation musicale, cours de chants et de breton...
 

Costumes

Costume du milieu du 19ème siècle

Pour les femmes, il se compose d’une jupe de lainage, d’un jupon rouge, d’un corselet de laine brodé ou galonné en fonction de la richesse de la personne. Sous ce corselet on porte un chemisier de lin. La coiffe est la forme archaïque qui donnera naissance aux deux modes de coiffe : la famille des Sparlenn ou numéro huit et la famille des grandes cornettes. Elle pouvait être portée montée ou dépliée : tombante sur les épaules. Elle est portée sur une sous coiffe qui permet son maintient. Le tablier est en gros drap de laine et ou de chanvre.

Pour les hommes, il se compose d’un complet de lainage veste et gilet à une rangée des boutons. Un bragou, sorte de grandes braies portées en basse Bretagne à cette époque, retenu par une ceinture ou un gouris (ceinture) de laine. Les mollets sont protégés par des guêtres a boutonnage par le bas. On porte soit des sabots de bois soit des souliers en fonction du rang social.


Costume de bourgeois porté vers 1900

C'est le dernier costume d’artisane connu dans le Léon, c’est une mode influencée des costumes citadins de Brest.  

Pour les femmes, il se compose d’une jupe longue, d’un chemisier, de la coiffe brodée «La Marmotte». Deux modes ont été choisies : le chemisier vieux rose à plastron or et une jupe de taffetas de satin brun ou chemisier de soie et jupe de soie bordeaux.

Pour les hommes, la mode est très parisienne: ils portent une chemise plastronnée, un faux col, un noeud papillon ou une cravate, un complet noir ou gris, pantalon, et gilet de couleur ou noir. L’hiver, il porte le chapeau melon. L’été, plutôt le canotier de paille.


Costume de cérémonie 1920-1925

Pour les femmes: il est composé d’un châle brodé, souvent en ton sur ton et frangé noir ou de couleur, d’un tablier à piécette brodé, une jupe de satin de coton noir, d’une coiffe brodée appelée « La Marmotte », petite coiffe en forme de bonnet, se portant dans les parties urbaines de Brest et Landerneau. La richesse d’une dame est fonction de son châle, plus il était brodé plus la personne a une position sociale élevée. Les tabliers eux aussi sont des éléments de luxe aux teintes généralement douces se fondant harmonieusement avec les ors des chaînes. Les devantiers ou piécettes différent d’une mode à l’autre ainsi que l’ampleur des tabliers.

Les hommes portent un costume très sobre à la mode du Bas Léon : un pantalon noir ou gris rayé, un gilet croisé en V à double boutonnage, une veste noire courte un col officier (Chuppen) possédant 5 à 6 boutons en ligne de chaque côté, et le chapeau typique du Léon à larges bords, entouré d’un ruban de velours pendant : formant les « guides ».


Costume de cérémonie artisane en 1890

Le costume féminin se compose d’un châle monté sur un caraco de satin de coton et d’un tablier très large à grand devantier, en satin broché. Pour les paysannes, lors des grandes cérémonies, elles portent la Cornette, grande coiffe de tulle brodée montée en cornet. Pour les artisanes, elles portent la forme ancienne de «La Marmotte», avec les mentonnières délassées ou nouées, cette mode se rapproche de la « Penn Paket » ou Choukenn, coiffe typique du Bas Léon. Le reste du costume varie peu avec celui des paysannes (châle et tablier à grande bavette).

Les hommes portent un costume très sobre à la mode du Bas Léon : un pantalon noir ou gris rayé, un gilet croisé en V à double boutonnage, une veste noire courte un col officier (Chuppen) possédant 5 à 6 boutons en ligne de chaque côté, et le chapeau typique du Léon à larges bords, entouré d’un ruban de velours pendant : formant les « guides ».


Costume d’ouvrière à la mode du bas Léon vers 1900-1910

Il se compose d’une jupe longue de drap noir, d’un chemisier et d’un tablier à grande piécette à bretelles et noué dans le dos. La coiffe dite « Laitière » ou « Penn Paket » ou encore appelée « Choukenn » est portée dans les zones rurales du nord de Landerneau et comme son sobriquet l'indique, elle recouvre en grande partie la tête. Elle est montée sur un « bonnet bleo » (bonnet de cheveux – sous coiffe). 


Costume de paysans la mode du bas Léon vers 1900

Il se compose d’une jupe longue de drap noir, d’un chemisier et d’un tablier à grande piécette à bretelles et noué dans le dos, de la coiffe dite « Laitière » ou « Penn Paket » porté dans les zones rurales du nord de Landerneau et comme son sobriquet l'indique, elle recouvre en grande partie la tête.


Les coiffes du Pays de Landerneau

La Marmotte est une petite coiffe en forme de bonnet, de la famille des « genoze » ou « jeunoz » coiffe se portant dans les parties urbaines de Brest et Landerneau. L’appellation « genoze » ou « jeunoz» évoque la coure qui étais jadis faite aux jeunes filles « je n’ose vous parler mademoiselle ». Si la jeune demoiselle permettait qu’on lui touche les brides, cela signifiait que le prétendant pouvait se permettre de continuer sa coure à la belle. La coiffe peut être brodée ou non, pour le travail de tous les jours le bonnet est non brodé et très simples pas de dentelles à la base. Les jours de cérémonies le bonnet est brodé de fleurs. Les brides se portent pendante sur les épaules délassées dans le dos (modes de travail), devant noué ou porté accolé à la joue, leur nœud prend alors le nom de mentonnière. La mentonnière pouvait être placée, soit juste accolée au menton soi en partie basse, descendante au niveau de la poitrine. Pour la vie de tous les jours, la mentonnière était portée derrière la nuque ou délassé, afin de ne pas gêner le travail (appellation « portée à la mode de Brest »), les jours de fêtes elle passait devant. C’est une coiffe d’artisanes dite aussi « coiffe des fainéantes ».

L’origine de la coiffe est un bonnet haut couvrant l’intégralité des cheveux et attacher sous le menton par un lassé qui deviendra par la suite la mentonnière. L’évolution de la Marmotte est différente entre Brest et Landerneau. Brest étant un port de guerre et une ville très importante, la coiffe à diminuée rapidement, jusqu'à donner un petit bonnet ne couvrant seulement que le chignon. A Landerneau au contraire, la coiffe est restée suffisamment grande pour couvrir une partie du haut de la tête des femmes. Les haut du bonnet est par la suite rentré et forme dans les dernières modes un creux derrière le chignon en demi-lune. Le devant de la coiffe s’est rapproché du haut de la tête et forme un pli (la marmotte et la laitière on la même origine, mais ont évolué de façon différente).

La Penn-paket est portée dans les zones rurales du nord de Landerneau et comme son sobriquet l'indique, elle recouvre toute la tête, c’est la coiffe typique du Bas Léon. C’est une coiffe a ailes a la base, voir costume 1840, les ailes disparaîtront vers 1870. Pour les mode les plus anciennes, c’est une coiffe de coton, dans son évolution elle sera soit en tulle, soit en organdi et peut être brodée, sur le fond, d'un grand motif circulaire ou d'un semis de petites fleurs. La visagière, également brodée, est bordée de dentelle ou de trois petits plis. Vers 1900 c’est une coiffe de gaze avec trois plis sur le bord de la visagière.


Costume des enfants

Les petites filles portent le costume traditionnel du début du siècle : une jupe noire, un chemisier noir ou blanc, un tablier à piécette, un châle simple, un bonnet de coton blanc. Les plus grandes portent le costume de ville : Une jupe longue, un chemisier noir, des bottines, un tablier de couleur uni et lumineux (elles ne portent pas le chales). Les garçons portent le même costume que les hommes (sans la veste).

 

 Spectacle de l'année

2013 : Kontadenn dañserezed al loar

Le cercle Eskell An Elorn vous invite à découvrir cette légende slave des « danseuses de la lune ».

Ces fiancées, mortes avant le jour de leurs noces, ne peuvent rester tranquilles dans leur tombe car l’amour de la danse est plus fort que tout.

Au clair de lune, leur cœur s’animant de nouveau, elles se lèvent et se rassemblent avec une envie frénétique de danser. Malheur aux jeunes hommes qui les rencontrent : elles les enlacent, les enivrent et les envoûtent dans la danse.

Et vous, succomberez-vous à leur charme ?