Krollerion Mourieg

Moréac

Morbihan

Niveau Excellence

 

 

Historique

Créé en 1985, le Cercle Celtique Krollerion Mourieg se classe dès sa première année en deuxième catégorie à la confédération Kendalc'h. Situé au coeur du Morbihan, l'ensemble traditionnel se démarque par son dynamisme et sa jeunesse. Leurs spectacles tentent de mettre en valeur les danses et les costumes du patrimoine culturel breton à travers une mise en scène mêlant innovation et respect de la tradition. 

Costumes

Caractéristique des costumes masculins

La tenue vestimentaire des hommes se compose d'une chemise blanche, d'un gilet, d'une veste et d'un pantalon de couleur foncée, unie ou rayée. La partie la plus "distinctive" du pays de Baud, comparé au reste du vannetais, réside dans les deux pièces les plus visibles du costume : le gilet (giletenn) et la veste (paletot ou korf chupenn). Le giletenn, sans manche, porté à même la chemise, de coupe largement évasée sur la poitrine, laisse apparaitre la chemise comme une sorte de plastron. Il se ferme sur le devant par une double rangée de 6 boutons minimum. Ce gilet s'ajuste dans le dos au moyen d'un passant et d'une boucle. Par dessus, la veste se portait ouverte, et comportaient deux grandes poches carrées revenant sur l'arrière. Ces deux pièces étaient majoritairement constituées en drap de laine orné de velours, sur le pourtour et les poches notamment. Le drap de laine pouvaient être de trois couleurs: noir le plus souvent, bleu pour les meuniers, ou encore blanc, de manière plus rare. Les meuniers portaient, par dessus leurs vêtements, une blouse de toile enduite.

Caractéristique des costumes féminins

Les Baldiviennes portaient, quant à elles, une robe de cotonnade ou de drap de laine noir, ornée de velours et occasionnellement de bandes perlées (perles noires en général) aux larges manches dites en pagode, un tablier et bien sûr une coiffe.
Le robe revêtue à Baud se ferme sur le devant, sur une guimpe (ou plaque), par un système de laçage (ou plus rarement de crochets). Elle se distingue des autres modes vannetaises par le fronçage de la jupe et la pose des velours dans le dos.
En fonction de l'occasion, on ajoutait à sa robe des bandes perlées aux motifs floraux ou géométriques, des manchettes de diverses matières (de la dentelles à la fourrure). Par dessus cette robe se portait un tablier, noué sous la bavette (ou empiècement), dont la pointe basse donne à l'ensemble sa forme caractéristique. La taille de cette pièce permet, par ailleurs, de distinguer les femmes de Baud (bavette basse) de celles des communes avoisinantes (bavette haute). Ces tabliers étaient constitués de différentes matières, plus ou moins nobles selon l'usage auquel ils étaient destinés (crêpe de Chine, coton, soie, velours, ...), et parfois richement décorés (perles, broderies...). Ils pouvaient aussi comporter des poches. La mode de Baud recouvre plusieurs types de coiffes : le capot, la kornek et la coiffe d'artisane.

En semaine les femmes portaient le capot, sans col. D'abord plein, en drap et satin ou velours noir, ou coton blanc, il s'allège aux alentours du XXème siècle. Désormais en filet à mailles de plus en plus larges (les derniers capots pleins ont cependant été portés jusque dans les années 30 par les plus anciennes), ils s'ornent parfois de magnifiques broderies.


Lors des grandes occasions, (le dimanche pour les plus riches), les femmes portaient la kornek. Cette somptueuse coiffe, accompagnée d'un col rectangulaire brodé, est réputée être l'une des plus seyante de Bretagne. Les dernières modes, extrêmement brodées et donc très coûteuses, n'étaient accessibles qu'à une partie de la population. Il était donc fréquent de louer ou d'emprunter la coiffe d'une autre.

Il existait également à Baud, une mode dite d'artisane: à la place de la kornek était portée une coiffe plus courte, de coupe différente et au fond généralement plissé, dont il a existé plusieurs versions. Celle-ci se portaient avec un tablier à bavette basse, une guimpe tour du cou et un châle, la robe ne comportait donc pas de velours dans le dos.

Spectacle de l'année

2013 : Chouan

Révolution : n.f. Changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d’un Etat, qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place et prend le pouvoir. (Larousse)

Révolte : n.f. Attitude de quelqu’un qui refuse d’obéir, de se soumettre à une autorité, à une contrainte. (Larousse)

« Lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.. »

Maximilien de Robespierre

Ag an dipac’h betek ar stourm, n’eo ket pell an hent…

De la révolution à la révolte, il n’y a qu’un pas…


Points forts du groupe

Jeunesse et dynamisme ! Le groupe est heureux de compter beaucoup de créatifs qui donnent une dynamique au groupe. Le groupe compte entre autres une esthéticienne, une coiffeuse, et des amateurs de décors, bricolage en tout genre qui donnent au groupe son style si particulier.


Les choses changent également au sein du groupe des danseurs car les anciens font confiance aux plus jeunes et les laissent s'organiser comme ils le souhaitent : ils ne sont pas brimés dans leur créativité. Ainsi ils se sentent libres, cela amène un esprit de cohésion, de partage et un plus grand plaisir à danser et à préparer les spectacles... et la possibilité d'aller plus loin dans la réalisation !


Toutefois, le groupe n'est pas prêt à délaisser complètement le costume traditionnel : cela reste tout de même un aspect du "tout" de la danse bretonne qui reste important. Ne plus le porter reviendrait à se séparer d'une partie de l'identité du danseur de spectacle breton... pour beaucoup, c'est hors de question. Le costume reflète l'appartenance à un secteur précis, ainsi la majorité des groupes portent les costumes du terroir dont ils sont issus. Trouver un équilibre dans la modernité et les dynamiques actuelles tout en restant ancré dans ses racines, tel est l'esprit de Moréac : ils savent en partie où ils vont, et très certainement d'où ils viennent. Le défi qu'ils relèvent chaque année est à la hauteur de leur talent.

Le groupe de Moréac, c'est plus que de la danse: il compte non seulement des musiciens, un groupe enfants et un groupe adulte mais aussi un groupe broderie, des stages galettes et même des cours de breton !


Palmarès

L'ensemble n'a cessé de se produire sur scène dans les plus grands festivals bretons (Festival Interceltique de Lorient, Festival de Cornouaille, Fêtes des Brodeuses, Fêtes d'Arvor,...) et s'exportent même à l'étranger (Italie, Sardaigne, Ile de Man, Pologne, Allemagne, Espagne, Suisse...). L'année 2009 marque un tournant dans l'histoire du groupe, qui accède à la première catégorie. En outre ils remportent le Prix de la Création Faltaziañ 2009, grâce à leur spectacle "Urban Breizh Legend", création originale mêlant Hip hop et danse traditionnelle.