Kañfarded Sant Evarzeg

Saint-Evarzec

Finistère

Catégorie Excellence

 

Historique

En  août 1989, quelques amis concrétisent l’idée, insufflée par l’un d’eux, de créer un groupe de danse et musique bretonne ! La naissance de celui-ci prend effet au mois d’octobre 1989 à Rosporden («capitale» du Pays de l’Aven). Le choix du nom du groupe se fait naturellement car l’ancien cercle celtique de cette commune (association dissoute en 1974) se dénommait «Kañfarded Rosporden » (les « garnements » ou « gai lurons » de Rosporden).  Cette appellation correspondait parfaitement à l’esprit enjoué et espiègle des danseurs et danseuses !

La troupe effectue sont premier concours en mai 1990 et accède directe en deuxième catégorie.

En progression constante, les Kañfarded accèdent à la première catégorie en 1996.

L’an 2000 est une étape majeure dans la vie du groupe car, suite à plusieurs désaccords avec le Maire de Rosporden, le groupe déménage dans la commune de Saint-Evarzec et se nomme officiellement "Ensemble de Danse et Musique Bretonne Kañfarded Sant Evarzeg".  La même année la Confédération Kendalc’h fête ses 50 ans… Le groupe est associé aux cercles de Nantes (Naoned), Spézet (Brug ar Ménez), Kerfeunteun-Kemper (Eostiged ar Stangala) et Pommerit-le-Vicomte (Korriganed Pañvrid) pour créer le spectacle « Entre chiens et loups » mis en scène par Patrick Jéhanno.

En 2001, l’installation à Saint-Evarzec donne un nouveau dynamisme au groupe, car après avoir remporté le « Trophée Gradlon » au Festival de Cornouaille de Quimper (29), il se classe à la quatrième place du Championnat de Bretagne… Puis la troisième place en 2003. En 2002, le titre de Vice-champion de Bretagne récompense les années de travail des musiciens et danseurs.

Les Kañfarded sont Champions de Bretagne pour la première fois en 2004, ils reçoivent le titre d' « Ensemble Départemental » par le Conseil Général du Finistère et obtiennent une seconde fois le Trophée Gradlon, ainsi que le titre de Reine de Cornouaille pour Katell Le Drezen au Festival de Cornouaille.

Avant de « fêter » leur quinzième année d’existence, un deuxième titre de Champion de Bretagne vient s’ajouter à ces récompenses en 2005.

En 2006, le groupe s’est octroyé une année sans participer aux concours, afin de se consacrer à l’élaboration  de « Euredenn » (alliance), un spectacle en commun avec l’Ensemble des Bruyères de Beuzec Cap Sizun, réunissant 130 artistes (90 danseurs et 40 musiciens). Cette création artistique a connu un grand succès dans les différents festivals de Bretagne (Mondial’ Folk à Plozévet, Fête des Brodeuses à Pont-l’Abbé, Festival de la Saint Loup à Guingamp, …).

Les Kañfarded se maintiennent parmi les cinq meilleurs groupes de la Confédération Kendalc’h entre 2007 et 2009, malgré la formation d’une nouvelle équipe de danseurs.
Le groupe reçoit le titre de Vice Champion de Bretagne en 2010 et 2011.

 

 Autres "aventures" auxquelles les Kañfarded ont participé

  • Les différents spectacles de la « Nuit de la Saint Patrick » au Stade France et au Palais omnisports de Bercy à Paris
  • Spectacle « Koroll » au Zénith de Lyon et Zénith de Lille
  • « Celtica » au Stade de la Beaujoire à Nantes et au Stade rennais
  • Les « Nuits Celtiques » au Festival Interceltique de Lorient  

 

Le pays de l'Aven

Occupant une grande partie du littoral sud du Finistère (avec le Pays Bigouden à l’Est), Le Pays de l’Aven est la « patrie des peintres ». Paul Gauguin, Mathurin Méheut, Paul Sérusier, Jean-Baptiste Corot, et bien d’autres artistes se sont intéressés, non seulement au Finistère, mais plus particulièrement aux « lumières » et magnifiques décors naturels du pays de l’Aven.
 

Modes vestimentaires Kanfarded Sant-Evarzeg

Les guises portées par l'ensemble Kañfarded, sont des costumes de l'Aven à la mode de Fouesnant. Le pays de l'Aven étant composé de huit modes vestimentaires, toutes portant les mêmes éléments (coiffe à rubans, col amidonné…), mais avec des montages et particularités à chaque communes. La commune de Saint-Evarzec fut créée à partir d'une partie de la paroisse d'Ergué-Armel au nord (pays de Quimper) et de la paroisse de Pleuven au sud (pays de l'Aven). La mode de Quimper fut portée jusqu'au début du vingtième siècle, ce qui permet aux Kañfarded de porter les deux modes. Depuis sa création les Kañfarded ont choisi de porter des modes allant de 1830 à 1910, toutes élaborées au sein du groupe.
 

Artisane Aven 1830-1840

Il se compose d'une chemise de corps, d'un ou de plusieurs corselets avec ou sans manches (à cette époque, il est taillé en pointes, qu'il perdra au fil des années), d'une ou de plusieurs jupes, de chaussures à boucles.
La coiffe consistait en un bonnet de toile de coton, fustenn fin, enserrant la tête, d'un grand bavolet, choukenn, et deux grandes barbes qui pendaient sur les épaules ou pouvant être ramassées. Cette forme de coiffe est la base des coiffes de l'Aven.

Mariée 1850-1870

A cette époque les mariées portaient une superposition de jupes et de jupons brodés suivant la richesse, un mañchou brodé, un corselet brodé. La coiffe, appelée capot, est plus ample que la précédente et amidonnée, elle s'accompagne d'un vaste col paillé tombant sur les épaules. L'ensemble du costume en drap de laine de différentes couleurs est brodé de fil de soie et recouvert de galons métalliques ou de felh. Le tablier très couvrant est de matière noble (soie, taffetas....).

Marié 1850-1870

Il est composé de guêtres en laine recouvrant les mollets, d'un bragou braz (en lin, chanvre ou coton de différents coloris), d'une chemise. Les gilets offraient à peu de chose près la même coupe : longs et dépourvus de manches, ils présentaient tous un plastron fermé et selon le degré d'aisance, une ou plusieurs lignes de broderie au niveau du col. Leurs teintes étaient très variables. Par-dessus les gilets se portaient des korf chupennoù, sur-gilets ou sous-vestes toujours ouverts, leurs bords présentant un alignement de boutons qui parfois se chevauchaient, on a pu voir jusqu'à 5 gilets. Les vestes se portaient comme les gilets en plusieurs exemplaires ouvertes, laissant apparaître les broderies. Par-dessus, les gilets se portait un gouriz (gros ceinturon de cuir). Le chapeau en feutre noir est garni de chenilles ou de tresses multicolores, en signe de richesse il est orné d'une ou de plusieurs plumes de paon.

Travail 1850-1870

La femme porte une chemise de corps, un corselet aux couleurs variées, qui a cette époque a perdu les pointes qu'il avait en 1830. Les jupes, pouvant être superposées, sont de différentes couleurs, et peuvent se porter retroussées pour faciliter le travail. Les tabliers sont en coton, lin, chanvre... et peuvent être, comme les jupes, remontés pour le travail. La coiffe est la même qu'en 1830. Le dimanche elles pouvaient porter sous le corselet, un manchoù, avec ou sans broderie. L'homme porte une paire de guêtres, un bragou braz et un gilet simple sans broderie orné de boutons de bois ou de métal. La ceinture est de laine.

Costume du dimanche vers 1880

A cette époque, on retrouve la même construction pour le costume qu'en 1850-1870, manchoù, corselet, jupe et tablier avec ou sans bavette (partie tablier qui recouvre la poitrine). Le velours, commence à faire son apparition discrète en bande dans le bas de la jupe et des manches. La coiffe diminue en taille et laisse apparaître les cheveux, le col paillé est toujours porté tombant sur les épaules.

Costume de mariée vers 1900

Dans cette mode, le velours est de plus en plus présent, toujours dans le bas des manches et de la jupe, mais le corselet s'en recouvre presque totalement. Les broderies s'accommodent de plusieurs styles qui peuvent aussi se mélanger sur un même costume: galons métalliques, lignes de broderies au fil de soie et dessins réalisés au moyen de perles et de paillettes. La coiffe, beaucoup plus petite, se porte sur le haut du crâne, et laisse complètement apparaître les cheveux coiffés en chignon. Les anciennes mentonnières vont s'élargir, se broder et venir s'épingler en arrière des ailes. L'évolution du col suit celle de la coiffe en diminuant, il se porte toujours paillé mais relevé sur les épaules. Les tulles brodés, dentelles, jour de Venise, apparaissent et agrémentent le col.

Costumes du dimanche vers 1900

Dans cette mode, identique à la précédente, se porte les dimanches. Le costume, plus sobre, est noir avec juste quelques empiècements de velours dans le bas de la jupe et des manches. La parure (col coiffe) est souvent plus simple que pour les mariages et cérémonies.

Artisane Glazig 1830-1840

Ce costume à la mode du pays glazig, est composé d'une chemise de corps, de plusieurs jupes en drap de laine (de différentes couleurs), d'un corselet taillé en pointe et d'un tablier. La coiffe appelée la borledenn, très ample, est une grande pièce de coton au fond plissé, maintenue par un dalet cartonné et galonné. Sur cette époque de costume, on trouve principalement des galons métalliques en petite quantité.

Costume mariée Glazig vers 1880

Ce costume de mariée à la mode du pays glazig, comprend les mêmes éléments que les modes plus anciennes. La chemise de corps est en coton brodé ou en guipure, le corselet a modifié légèrement sa coupe (plus actuelle). La coiffe diminue en taille et se porte sur le haut du crâne en laissant apparaître les cheveux. Le ruban de mariée, ruban tuyauté et brodé, vient se fixer sur l'arrière de la coiffe et rejoint la parure de cou. Le tablier, en lamé ou tulle brodé, s'orne d'une large ceinture en felh. Ce costume est recouvert de galons de felh ou lamés, ainsi que de galons métalliques et de strass.
 

Spectacle de l'année

2013 : Britannia

Connaissez-vous Britannia ? Et si le secret de nos origines s’était perdu dans le fond des âges ? Il y a longtemps, très longtemps, dans un monde lointain, les habitants vivaient de fêtes, de musiques et de danses. Mais un jour la guerre arriva. La terrible tribu des brisőreў, menée par son chef maléfique Bouedoc, envahit Britannia. Les combats furent acharnés, sanglants, et… ridicules. Les Britanniens furent contraints à l’exil… Après des semaines d’errance, les survivants atteignirent enfin leur nouvelle terre d’accueil, l’Armorique, celle d’Antan, avant les dolmens et les mégalithes. Ce monde est-il habité ? Quel accueil vont-ils recevoir ? Venez nous découvrir, entrez dans notre rêve éveillé. Embarquez pour… Britannia !

Ar wirionez a zo en tu-all…

Le groupe enfants

Une « école de danse » s’est crée en 2002. Elle représente l’avenir du groupe et se présente lors de différentes manifestations estivales. Les enfants portent des modes vestimentaires allant de 1840 à 1900, des costumes de travail aux couleurs chatoyantes, ainsi que des sarraus d'écolières pour les plus jeunes. On y retrouve des artisanes, costume identique à celui des adultes, ainsi que des costumes de travail 1900, la coiffe étant composée d'un bonnet recouvert d'un ruban peint et de deux ailes remontées sur le dessus. Les écolières, trop petites pour la coiffe, arborent un ruban de couleurs dans les cheveux. Les jeunes garçons portent des modes de travail, bragou braz, gilet en drap de laine de diverses couleurs,boutons en bois, guêtres, chemise et ceinture de laine. Les plus grands arborent déjà quelques rangs de broderie sur le haut de leur gilet.
 

La musique

Le groupe de musique est composé de sept musiciens confirmés. Cet orchestre a la particularité d’associer des instruments traditionnels à d’autres plus contemporains. Les arrangements et orchestrations sont le fruit d’un important travail de recherches et de concertation entre les musiciens et les danseurs. Les airs traditionnels sont associés à des sons plus actuels ou issus d’autres cultures. L’écriture musicale est en cohésion avec la chorégraphie et la mise en scène.