Présentation du groupe

Sur scène, ce sont une cinquantaine d’artistes qui travaillent en étroite collaboration, afin d’obtenir un spectacle harmonieux et respectueux de l’esprit des terroirs, assortie d’une ouverture vers l’évolution future de la scène bretonne. Les Kanfarded sont en permanence à la recherche de nouveautés pour continuer d’entraîner les spectateurs dans leur univers. Ils ont occupé les plus grandes scènes (Paris-Bercy, Stade de France...) et reçoivent en 2013, le 3e prix au « World Dance Festival » de Cheonan (Corée du Sud), l’un des plus grand festivals du monde, en étant le seul groupe amateur de la compétition. De par leur dynamisme et leur créativité, ils ont été plusieurs fois récompensés par le titre de champion ou vice-champion de Bretagne. Ils ont obtenu en 2017 la deuxième place pour l’épreuve défilé de la Saint-Loup, défilé qu’ils ont pu présenter tout l’été dans les fêtes et festivals.

Historique

En  août 1989, quelques amis concrétisent l’idée, insufflée par l’un d’eux, de créer un groupe de danse et musique bretonne ! La naissance de celui-ci prend effet au mois d’octobre 1989 à Rosporden («capitale» du Pays de l’Aven). Le choix du nom du groupe se fait naturellement car l’ancien cercle celtique de cette commune (association dissoute en 1974) se dénommait «Kañfarded Rosporden » (les « garnements » ou « gai lurons » de Rosporden).  Cette appellation correspondait parfaitement à l’esprit enjoué et espiègle des danseurs et danseuses !
L’an 2000 est une étape majeure dans la vie du groupe car il déménage dans la commune de Saint-Evarzec et se nomme officiellement "Ensemble de Danse et Musique Bretonne Kañfarded Sant Evarzeg".  La même année la Confédération Kendalc’h fête ses 50 ans… Le groupe est associé aux cercles de Nantes (Naoned), Spézet (Brug ar Ménez), Kerfeunteun-Kemper (Eostiged ar Stangala) et Pommerit-le-Vicomte (Korriganed Pañvrid) pour créer le spectacle « Entre chiens et loups » mis en scène par Patrick Jéhanno.

Le groupe enfants

Une « école de danse » s’est créée en 2002. Elle représente l’avenir du groupe et se présente lors de différentes manifestations estivales. Les enfants portent des modes vestimentaires allant de 1840 à 1900, des costumes de travail aux couleurs chatoyantes, ainsi que des sarraus d'écolières pour les plus jeunes. On y retrouve des artisanes, costume identique à celui des adultes, ainsi que des costumes de travail 1900, la coiffe étant composée d'un bonnet recouvert d'un ruban peint et de deux ailes remontées sur le dessus. Les écolières, trop petites pour la coiffe, arborent un ruban de couleurs dans les cheveux. Les jeunes garçons portent des modes de travail, bragou braz, gilet en drap de laine de diverses couleurs,boutons en bois, guêtres, chemise et ceinture de laine. Les plus grands arborent déjà quelques rangs de broderie sur le haut de leur gilet.

 

Kanfarded Sant Evarzeg

Saint-Evarzec

Aven (29)

Kanfarded Sant-Evarzeg - Saint-Evarzec

 

Spectacle 2018

Liestra 

Le groupe est un ensemble d'individus, un organisme vivant en perpétuelle mutation.Il est à la fois un spectacle, une micro-société, un peuple en mouvement, chacun évoluant de son côté.Il peut aussi être un ensemble,développer le sentiment d'appartenance à une entité dans un mouvement commun.Mais l'unisson n'est pas la seule expression du groupe. Celui-ci peut également être un rassemblement de plusieurs solos, car la richesse du groupe c'est aussi la liberté pour chacun d'exprimer sa singularité

La musique

Le groupe de musique est composé de sept musiciens confirmés. Cet orchestre a la particularité d’associer des instruments traditionnels à d’autres plus contemporains. Les arrangements et orchestrations sont le fruit d’un important travail de recherches et de concertation entre les musiciens et les danseurs. Les airs traditionnels sont associés à des sons plus actuels ou issus d’autres cultures. L’écriture musicale est en cohésion avec la chorégraphie et la mise en scène.

 

 

2018 - Kanfarded Sant-Evarzeg - Saint-Evarzec

Costumes

Les guises portées par l'ensemble Kañfarded, sont des costumes de l'Aven à la mode de Fouesnant. Le pays de l'Aven étant composé de huit modes vestimentaires, toutes portant les mêmes éléments (coiffe à rubans, col amidonné…), mais avec des montages et particularités à chaque commune. La commune de Saint-Evarzec fut créée à partir d'une partie de la paroisse d'Ergué-Armel au nord (pays de Quimper) et de la paroisse de Pleuven au sud (pays de l'Aven). La mode de Quimper fut portée jusqu'au début du vingtième siècle, ce qui permet aux Kañfarded de porter les deux modes. Depuis sa création les Kañfarded ont choisi de porter des modes allant de 1830 à 1910, toutes élaborées au sein du groupe.
 

Artisane Aven 1830-1840

Il se compose d'une chemise de corps, d'un ou de plusieurs corselets avec ou sans manches (à cette époque, il est taillé en pointe, qu'il perdra au fil des années), d'une ou de plusieurs jupes, de chaussures à boucles.
La coiffe consistait en un bonnet de toile de coton, fustenn fin, enserrant la tête, d'un grand bavolet, choukenn, et deux grandes barbes qui pendaient sur les épaules ou pouvant être ramassées. Cette forme de coiffe est la base des coiffes de l'Aven.

Mariée 1850-1870

A cette époque les mariées portaient une superposition de jupes et de jupons brodés suivant la richesse, un mañchou brodé, un corselet brodé. La coiffe, appelée capot, est plus ample que la précédente et amidonnée, elle s'accompagne d'un vaste col paillé tombant sur les épaules. L'ensemble du costume en drap de laine de différentes couleurs est brodé de fil de soie et recouvert de galons métalliques ou de felh. Le tablier très couvrant est de matière noble (soie, taffetas....).

Marié 1850-1870

Il est composé de guêtres en laine recouvrant les mollets, d'un bragou braz (en lin, chanvre ou coton de différents coloris), d'une chemise. Les gilets offraient à peu de chose près la même coupe : longs et dépourvus de manches, ils présentaient tous un plastron fermé et selon le degré d'aisance, une ou plusieurs lignes de broderie au niveau du col. Leurs teintes étaient très variables. Par-dessus les gilets se portaient des korf chupennoù, sur-gilets ou sous-vestes toujours ouverts, leurs bords présentant un alignement de boutons qui parfois se chevauchaient, on a pu voir jusqu'à 5 gilets. Les vestes se portaient comme les gilets en plusieurs exemplaires ouvertes, laissant apparaître les broderies. Par-dessus, les gilets se portait un gouriz (gros ceinturon de cuir). Le chapeau en feutre noir est garni de chenilles ou de tresses multicolores, en signe de richesse il est orné d'une ou de plusieurs plumes de paon.

Travail 1850-1870

La femme porte une chemise de corps, un corselet aux couleurs variées, qui a cette époque a perdu les pointes qu'il avait en 1830. Les jupes, pouvant être superposées, sont de différentes couleurs, et peuvent se porter retroussées pour faciliter le travail. Les tabliers sont en coton, lin, chanvre... et peuvent être, comme les jupes, remontés pour le travail. La coiffe est la même qu'en 1830. Le dimanche elles pouvaient porter sous le corselet, un manchoù, avec ou sans broderie. L'homme porte une paire de guêtres, un bragou braz et un gilet simple sans broderie orné de boutons de bois ou de métal. La ceinture est de laine.

Costume du dimanche vers 1880

A cette époque, on retrouve la même construction pour le costume qu'en 1850-1870, manchoù, corselet, jupe et tablier avec ou sans bavette (partie tablier qui recouvre la poitrine). Le velours, commence à faire son apparition discrète en bande dans le bas de la jupe et des manches. La coiffe diminue en taille et laisse apparaître les cheveux, le col paillé est toujours porté tombant sur les épaules.

Costume de mariée vers 1900

Dans cette mode, le velours est de plus en plus présent, toujours dans le bas des manches et de la jupe, mais le corselet s'en recouvre presque totalement. Les broderies s'accommodent de plusieurs styles qui peuvent aussi se mélanger sur un même costume: galons métalliques, lignes de broderies au fil de soie et dessins réalisés au moyen de perles et de paillettes. La coiffe, beaucoup plus petite, se porte sur le haut du crâne, et laisse complètement apparaître les cheveux coiffés en chignon. Les anciennes mentonnières vont s'élargir, se broder et venir s'épingler en arrière des ailes. L'évolution du col suit celle de la coiffe en diminuant, il se porte toujours paillé mais relevé sur les épaules. Les tulles brodés, dentelles, jour de Venise, apparaissent et agrémentent le col.

Costumes du dimanche vers 1900

Cette mode, identique à la précédente, se porte les dimanches. Le costume, plus sobre, est noir avec juste quelques empiècements de velours dans le bas de la jupe et des manches. La parure (col coiffe) est souvent plus simple que pour les mariages et cérémonies.

Artisane Glazig 1830-1840

Ce costume à la mode du pays glazig, est composé d'une chemise de corps, de plusieurs jupes en drap de laine (de différentes couleurs), d'un corselet taillé en pointe et d'un tablier. La coiffe appelée la borledenn, très ample, est une grande pièce de coton au fond plissé, maintenue par un dalet cartonné et galonné. Sur cette époque de costume, on trouve principalement des galons métalliques en petite quantité.

Costume mariée Glazig vers 1880

Ce costume de mariée à la mode du pays glazig, comprend les mêmes éléments que les modes plus anciennes. La chemise de corps est en coton brodé ou en guipure, le corselet a modifié légèrement sa coupe (plus actuelle). La coiffe diminue en taille et se porte sur le haut du crâne en laissant apparaître les cheveux. Le ruban de mariée, ruban tuyauté et brodé, vient se fixer sur l'arrière de la coiffe et rejoint la parure de cou. Le tablier, en lamé ou tulle brodé, s'orne d'une large ceinture en felh. Ce costume est recouvert de galons de felh ou lamés, ainsi que de galons métalliques et de strass.