Présentation du groupe

Elevé à la « galette Saint-Michel », le groupe Galet’s Jade de Saint-Michel-Chef-Chef se veut dynamique et fier de sa culture bretonne et des coutumes locales du Pays de Retz, l’extrême sud de la Bretagne. Le cercle assure un spectacle de qualité accompagné par son propre groupe musical. 2017 et 2018 a été un moment fort pour l’association, puisque l’ensemble chorégraphie a remporté deux années de suite le concours scénique en troisième catégorie et deuxième catégorie avec son spectacle « le Triangle d’Ebène » pour se classer actuellement en  première catégorie.

Les danseurs portent généralement les costumes du Pays de Retz Littoral (Haut-Retzois) avec différentes époques en fonction des spectacles proposés. Pour 2019, ce sont 30 nouveaux costumes de 1860 que les danseurs porteront sur scène… Nous n’en disons pas plus pour la surprise !

Palmarès : Champions de Bretagne de danse traditionnelle de 2014 à 2016 et champions de Bretagne 2017 et 2018 en spectacle scénique.

 

 

 Galet's Jade

Saint Michel Chef Chef

Pays de Retz (44) 

Galet's Jade - Saint-Michel-Chef-Chef

Spectacle 2018

Le Triangle d'Ebène

Le jour se lève, il faut travailler, si tu rêves ils viennent te chercher. Coupe les cannes sur le sol brûlant sur la plaine toute la journée. Rythme la récolte au son de ta voix, la révolte est un chant pour toi. Dans les Antilles, au son des tambours, ils libèrent leurs peines pour un jour. Un jour ou l’autre il pourra souffler, dans tes rêves un vent de liberté...

 

2018 - Galet's Jade - Saint-Michel-Chef-Chef

Costumes habituels

Généralités des costumes et coutumes des Paydrets

Le costume situe l'individu au sein de la société; il est signe extérieur de richesse, il reproduit aussi la condition sociale et professionnelle à laquelle appartient le porteur. Le costume de fête ou de dimanche s'oppose au costume de travail plus simple et plus fonctionnel.
Le filage du lin, du chanvre et de la laine est pratiqué à la maison. Les écheveaux ainsi obtenus sont confiés à un artisan ou à une petite fabrique en échange d'une pièce de tissu. Les tissus de laine rayés de couleurs vives sont en vogue depuis le début du XVIIIème siècle et servent surtout à la fabrication des jupons.
Les tissus de chanvre, plus légers, sont portés l'été. Ils sont grossiers, raides à l'état neuf, mais épais, spongieux et résistants. Ils sont surtout employés dans la confection des vêtements de travail.

Au XVIIIème siècle, le vêtement de la paysanne, outre une chemise de lin et un mouchoir noué autour du cou, se compose d'une camisole ou justaucorps, associée à un ou plusieurs jupons, d'un tablier très ample. Pour les intempéries, elle porte un mantelet ou capot, fait avec de la grosse toile.

Les hommes portent une culotte étroite serrée aux genoux (braies), des guêtres ou des bas. Un gilet et une veste longue en tissu résistant recouvrent la chemise. Un chapeau à fond rond couronne la tête.
Le blanc naturel de la laine est souvent la couleur dominante en raison du coût élevé des teintures, il est cependant, contrebalancé par le noir ou le marron, particulièrement en Pays de Retz où les "moutons noirs" persistent encore longtemps.
Les familles aisées se singularisent par des couleurs vives: drap vert, bleu, marron ou rouge.

Généralités sur les coiffes du Pays de Retz

La femme porte une coiffe en tulle. Cette coiffe est "paillée", autrefois avec de la "guinche" herbe qui pousse dans les marais, aujourd'hui avec des tiges d'acier de 0,5 à 0,7 millimètres.

Quelle est donc l'utilité de ce paillage en dehors de l'effet artistique? Le paillage n'a été acquis qu'après coup; les plis du fond de la coiffe, primitivement obtenus sans amidon, servaient à donner tout le gonflant de la coiffe, qui d'un simple rectangle de tulle, devint un bonnet creux aux formes savantes.
A quelle époque a-t-on commencé à pailler le tulle? Probablement vers 1850, mais seulement pour les coiffes des femmes des bourgs. Les très anciennes coiffes, portées avant 1850 avaient bon nombre de points communs dans toute la France. Chaque région, petit à petit, adopte sa forme personnelle puis, chaque "paroisse", avec sa lingère qui "fait" la mode. Il y avait les coiffes paillées, les câlines de deuil à bordure noire cousue, les câlines à plis couchés, les coiffes de travail, les coiffes de mariées dites à quatre battants, les bonnets de fillettes qui étaient tuyautés. Les plus belles coiffes brodées étaient dites "effleuries". Les coiffes en tissu uni étaient des coiffes de deuil.

Costumes féminins dits « paysannes Paydrets »

Ce costume est une reconstitution d’une tenue dite de paysanne du Pays de Retz des années 1850. Le musée du Pays de Retz nous a beaucoup aidé pour cette reconstitution.
Il se compose d'une longue et ample jupe et d'un gilet de laine lacé porté sur une longue chemise de corps. Les femmes portent un ample tablier (avec ou sans bavette) avec de grandes poches recouvrant une grande partie de la jupe. Elles portent une Câline de travail sur leurs cheveux tirés en chignon. Les femmes portaient des manchons pour aller travailler au champ. Le marron, le violet et le bleu étaient des couleurs très utilisées sur notre commune (sources Musée du Pays de Retz et les vitraux de l’Eglise de St Michel).
Le costume des jeunes filles est identifiable par sa couleur bleue.

Costumes masculins dits « paysans Paydret »

Ce costume est une reconstitution d’une tenue dite de paysanne du Pays de Retz des années 1820-50. Les paysans « Paydrets » s’habillaient à cette époque avec les restes des tenues des Chouans Paydrets et du Poitou.
La tenue se compose d'un pantalon dit braie (culotte étroite serrée aux genoux), une chemise de lin, d’une large ceinture de flanelle et des guêtres.

Costumes féminins dits « citadines »

Celui-ci représente la tenue des citadines du Pays de Retz des années 1900 à la mode parisienne. Il a pu être reproduit grâce à des photos de famille de nos adhérents, d'anciennes toilettes du Musée du Pays de Retz et de collections privées.
L'ensemble de la toilette se compose d'une jupe ample à plis godrons à l'arrière et de plis plats sur l'avant et les côtés (5m de tour de jupe), ainsi que d'un simple caraco largement ouvert à l’avant agrémenté d'une guimpe blanche. De plus, les citadines pouvaient être vêtues d'un châle garni de dentelle épinglé sur le caraco (à 3 plis), et d'un tablier composé d'une grande bavette baleinée, épinglée aux épaules, et dont le bas est à bord droit à plis accordéons, le tout ajusté à la taille.
Le noir est à la grande mode! Mais une touche de couleur est apportée pour le tablier : le violet (sources Musée du Pays de Retz et les vitraux de l’Eglise de St Michel).

Costumes masculins dits « citadins »

Celui-ci représente la tenue des hommes du Pays de Retz des années 1900 dite de dimanche. Il a pu être reproduit grâce à l’aide du Musée du Pays de Retz.
La tenue se compose d'une chemise à grand plastron, avec un faux col amidonné tenu par deux boutons de col. Une cravate noire, sous le col. Par-dessus, un petit gilet à la mode du Pays de Retz : col montant avec 3 surpiqûres, double rangée de boutons, tissus broché et revers de col boutonné. Un pantalon noir complète ce costume.
Ce costume vient accompagner les costumes des citadines.